Recherche en santé : La structure unique prend forme

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Le ministre Michel Hamala Sidibé a présidé les travaux de définition du cadre organisationnel

C’est le résultat de la fusion des différentes structures du secteur. Sa vocation est de devenir le socle de l’expertise à travers la veille sanitaire, la recherche et la formation

Les acteurs de la santé ont validé mardi dernier le cadre organisationnel de l’Institut national de santé publique du Mali (INSP).  Les travaux qui se sont déroulés à Fana ont été présidés par le  ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé. Durant les trois jours de travaux, les acteurs se sont efforcés à déterminer les différents départements et leurs services respectifs tout en indiquant pour chaque département et services les principales attributions, de définir le cadre organisationnel de l’INSP en spécifiant le nombre et la qualification des cadres prévus pour chaque département et services et identifier les prochaines étapes à mettre en œuvre dans le cadre d’une approche étapes pour opérationnaliser l’INSP.

L’INSP est le fruit de la fusion des structures de recherche du ministère de la Santé regroupant l’INRSP (l’Institut national de recherche en santé publique) le CREDOS ( le Centre de recherche et de documentation pour la survie de l’enfant), l’ANSSA (l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments), le CNAM (le Centre national d’appui à la lutte contre la maladie), le Département des opérations d’urgences en santé publique (DOU-SP), le Centre influenzae et le Centre de pharmaco-vigilance.  D’après le ministre, cette fusion est une volonté politique dont l’objectif est d’amoindrir les fragmentations en matière de santé. Mais c’est aussi pour faire en sorte qu’il y ait plus de synergie et que la connaissance soit liée à l’action.  Ainsi, a-t-il dit, cet atelier sur la validation du cadre organisationnel de l’INSP permettra de nous positionner en matière de santé. En effet, il donnera des pistes qui permettront d’être un centre de référence et d’expertise en matière de santé  dans la sous-région. Pour le ministre Sidibé, il faut situer l’institut à plusieurs niveaux. Il couvrira, par ses missions, un champ large d’activités. C’est un institut qui collectera des informations à temps réel. « Ces informations nous aideron à aller vers une action qui peut être portée au niveau local ou central », a argumenté Michel Hamala Sidibé, avant de préciser que l’INSP sera une structure d’alerte pour les acteurs engagés dans la santé.

Aussi, le ministre de la Santé et des Affaires sociales ajoutera que la nouvelle structure donnera une autre vision de la gestion de la santé publique dans notre pays. Mais pour le faire, il pense qu’il faut qu’elle ait son ancrage au niveau local. Et aussi avoir des dispositifs en place pour trouver les solutions dans cette proximité avec les populations. L’institut doit créer également une synergie avec les épidémiologistes de terrain et faire en sorte que ces derniers soient des acteurs de premier niveau et capables d’être la source de nos informations. Le rôle de la nouvelle structure sera de protéger efficacement les populations et veiller sur les risques sanitaires.

Pour sa part, le directeur de l’INSP, Pr Akory Ag Iknane a pris l’engagement de faire de l’institut le socle de l’expertise en matière de santé au service du développement socio-sanitaire durable de notre pays à travers la veille sanitaire, la recherche et la formation. Il a confié que la vision est de mettre à la disposition de la population, des décideurs et des programmes une structure efficiente et fiable qui stimule un système de santé performant. « Nous mettrons en avant les valeurs de transparence, d’efficience, de culture de l’excellence avec un toile de redevabilité envers nos concitoyens dans le cadre d’un partenariat gagnant- gagnant », a-t-il assuré.

Fatoumata NAPHO

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