Camp I de la gendarmerie : Moussa Sinko Coulibaly entendu pendant 7 heures

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Le président du parti la Ligue démocratique pour le changement (LDC), le général démissionnaire, Moussa Sinko Coulibaly, a été entendu, hier au Camp I de la gendarmerie. En effet, cette convocation faisait suite à une plainte de la part du procureur de la République près le tribunal de la Commune V du district de Bamako.

A sa sortie d’audition, Moussa Sinko Coulibaly s’est adressé à la presse, pour expliquer que c’est après environ 7 heures d’audition au niveau de la gendarmerie, qu’il a compris que le procureur de la Commune V aurait envoyé un document pour dire que le message qu’il a posté sur Tweeter aurait été compris comme étant une « incitation à une révolution, une incitation à un soulèvement, une incitation à une insurrection, une incitation à un coup d’Etat ».

Tout cela sous-entend, a poursuivi Moussa Sinko Coulibaly, qu’il aurait des régiments de chars, des avions, des navires de guerre pour essayer de déstabiliser la nation malienne.

En réponse, le désormais leader politique a confié avoir rappelé à ses interlocuteurs que depuis qu’il a décidé de se lancer dans la vie politique, il a toujours dénoncé la gouvernance, la corruption, l’absence des services sociaux de base, l’insécurité dans notre pays.

« Ce que j’ai tweeté est tout simplement le reflet et l’opinion d’une partie de la population malienne. Et nous, en tant que politiques, en contact avec les populations tous les jours, nous nous devons de nous faire les porte-voix de ces populations qui souffrent. Même si cette opinion n’est pas partagée par tout le monde, il est de notre devoir de dire la vérité… », a martelé le président du parti LDC.

S’exprimant sur la suite de ce qu’il convient désormais d’appeler « l’affaire Moussa Sinko Coulibaly »,  le général démissionnaire de l’armée avance : « Il appartient à ceux qui m’ont convoqué aujourd’hui de bien analyser ce que j’ai dit, de bien analyser ce qui est consigné dans le PV d’audition et de donner la suite appropriée à ce qui a été dit ». Il dit se tenir à la disposition de la justice malienne pour apporter des précisions, des explications au besoin.

Affaire à suivre.

 Aboubacar TRAORE

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