Colloque scientifique sur les conflits armés : Utile brainstorming

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Les chercheurs de différents pays échangeront sur des préoccupations sécuritaires qui entravent le développement de la recherche dans le Sahel. Ils établiront leur check-up et verseront des propositions dans le débat

Un colloque international sur le thème : « Conflits armés et insécurité dans le Sahel ouest-africain : défis et implications pour la recherche et l’éducation » se tient, depuis mardi dernier. Ce rendez-vous scientifique, organisé par l’Institut des sciences humaines (ISH), en collaboration avec ses partenaires, regroupe des chercheurs d’Allemagne, des Etats-Unis, du Burkina Faso, du Niger, de la Suède, de la France et de notre pays.
La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Mahamadou Famanta, du directeur général de l’ISH, Dr Baba Coulibaly, du président du comité scientifique du colloque, Daouda Keïta et d’autres invités. Ce colloque qui prend fin vendredi prochain, crée un cadre de concertation et d’échanges sur des préoccupations sécuritaires. Ils opineront sur des thèmes comme « La crise sécuritaire dans notre sous-région », « Les conditions de recherche dans les pays en crise », et « La méthodologie, l’expérience, les vécus, les risques et les éducations dans les contextes de conflits ».

Le directeur général de l’ISH a indiqué que ce colloque donnera l’occasion aux chercheurs d’échanger sur les enjeux et la complexité du phénomène de l’insécurité au Sahel. Pour lui, les conséquences humaines, sociales, économiques et politiques de cette insécurité sont immenses, notamment sur la recherche. Et le responsable de l’Institut de souligner que le colloque est une opportunité pour les étudiants de se former et d’élargir leur horizon académique. Dr Baba Coulibaly a aussi souhaité que ce rendez-vous scientifique soit institutionnalisé et organisé tous les deux ans afin que les chercheurs se retrouvent pour débattre des questions liées aux conflits, à l’insécurité et à la recherche.
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a salué les initiateurs de la rencontre qui s’inscrit dans la vision de son département à travers la Politique nationale de la science, de la technologie, et de l’innovation (celle-ci encourage l’essor de la coopération et du partenariat).
« L’un des atouts pour votre réflexion me paraît résider dans le fait que votre rencontre est largement ouverte aux expériences des autres pays africains qui ont des réalités similaires. La participation substantielle des chercheurs africains est un pas dans la bonne direction. Il en est de même pour la présence des chercheurs pointus venus d’Europe et d’Amérique. Enfin, les praticiens de terrain ainsi que les personnes ressources présentes seront d’une très grande contribution pour la qualité de nos échange », a expliqué le ministre Famanta.
Pour le président du comité scientifique du colloque, il est urgent de retrouver la paix dans nos pays parce que « quand les bruits de bottes et de canons se font attendre dans un milieu, le mouvement des chercheurs s’estompe parce que la recherche s’effectue dans un cadre apaisé et sécurisé ». Il a souligné que le thème est d’actualité. Il colle parfaitement à la réalité des pays du Sahel. Ceux-ci sont confrontés quotidiennement au banditisme armé et à l’insécurité avec son corollaire de perte en vies humaines et de dégâts matériels importants.
Siné S. TRAORÉ

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