Concours de danse : «FASO DON», UNE ÉMISSION GRAND PUBLIC DE DJATA-PRODUCTION

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«Faso don» est une émission grand public dont l’enregistrement hebdomadaire se tient au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba tous les samedis dans l’après-midi. Elle met en compétition huit jeunes danseurs dont six des Régions (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao) et deux du District de Bamako. Les huit danseurs, l’orchestre qui les accompagne et les maîtres chorégraphes sont en résidence depuis plusieurs semaines. Lors de chaque prestation, le candidat ayant obtenu le plus faible nombre de points, est éliminé. La notation est faite par le jury et par le public à travers des SMS. Le vote est également ouvert à nos compatriotes résidant à l’étranger. Samedi dernier, la candidate de Kayes, Hawa Dabo, avec 8,28 points, a été éliminée. Les deux nominés Naba Kanté de Koulikoro avec 13,85 points et Mohamed Kassogué 11,2 points poursuivent l’aventure.
L’émission, produite par la structure Djata-Production, se poursuit jusqu’au 6 octobre prochain. Elle est diffusée sur Africable TV et éventuellement sur d’autres chaines du continent. Car l’un des objectifs des initiateurs est de faire en sorte que le monde entier puisse découvrir nos danses traditionnelles. Lors de la compétition du samedi dernier, quatre autres candidats ont été nominés : Badou Hamdou Djitèye de Gao, Assétou Aïda Doumbia et Aïta Konaté de Bamako ainsi que Namory Coulibaly de Ségou. Deux seront éliminés à l’issue de leurs prestations du samedi prochain. Le directeur artistique Sékou Amala Keïta expliquera que ce concours a pour objectifs de permettre à nos meilleurs danseurs d’être mieux connus, de créer un nouveau concept de la danse malienne, d’améliorer les prestations de nos groupes, orchestres et autres formations musicales, de susciter chez les jeunes chorégraphes le goût de la recherche sur nos danses et de favoriser un meilleur ancrage de nos danses dans le répertoire des danses contemporaines. Danseur et chorégraphe professionnel connu à travers le monde, Sékou Amala Kéïta est convaincu que les danses traditionnelles du Mali peuvent connaître du succès à l’extérieur.
Comme résultats attendus de ceconcours, le chorégraphe veut faire en sorte que les danses maliennes soient retenues dans le répertoire des danses du monde. Si la sauvegarde de nos danses pour les générations à venir est devenue un devoir, ce concours a aussi l’ambition de contribuer au renforcement et au maintien de la cohésion sociale des populations », dit-il. Pour ce concours, une centaine de pas de danse de nos ethnies ont été repérées à travers nos différentes régions. Ce qui constitue un véritable vivier pour les candidats en résidence qui vont s’en inspirer. Le concours leur offre l’opportunité d’apprendre et d’exécuter les danses de nos différentes régions. Ils peuvent les montrer au cours de leurs prestations devant le public. Sékou Amala Kéïta a déjà présenté plusieurs créations sur les planches du Mali et d’ailleurs. Une de ses oeuvres a été présentée aux chefs d’Etat et de gouvernement lors du dernier sommet Afrique-France à Bamako.
Youssouf DOUMBIA

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