Conseil supérieur de la Défense nationale : Un diagnostic rigoureux de la situation sécuritaire

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La session était présidée par le chef de l’état, Ibrahim Boubacar Keïta

Sur convocation et sous la présidence du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, chef suprême des Armées, le Conseil supérieur de la Défense nationale a tenu hier, en fin d’après-midi, une réunion extraordinaire.

C’était en présence du Premier ministre Dr Boubou Cissé, du ministre de la Défense et des Anciens combattants, général Ibrahim Dahirou Dembélé, du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, général Salif Traoré. Les chefs des services de défense et de sécurité étaient également présents.

L’ordre du jour portait sur la situation sécuritaire dans les Régions de Mopti et Ségou et particulièrement, les récentes attaques terroristes perpétrées contre le camp militaire de Boulkessi et le poste de Mondoro.

Afin de faire le point de la situation sécuritaire dans les Régions de Mopti et Ségou et sur les attaques terroristes perpétrées contre les FAMa dans la nuit du 29 au 30 septembre dernier ayant fait 38 morts, plusieurs blessés et des dizaines de portés disparus, le chef suprême des Armées a convoqué cette réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Défense nationale.

Mais bien avant la tenue de cette rencontre, Ibrahim Boubacar Keïta s’était prononcé sur les ignobles attaques qui, selon lui, pourraient «malheureusement survenir encore ». Comme il l’a fait à plusieurs occasions, le président Keïta a déclaré que notre pays était en guerre.

«Maintenant, nous avons affaire à un moment de règne de l’obscur, où la mort est devenue l’objectif, la mort est recherchée, la mort est le but. Nous avons affaire à des gens qui n’ont pas nos valeurs», avait souligné le chef de l’état. Ibrahim Boubacar Keïta avait rappelé aussi que le camp de Boulkessi était l’un des points les mieux protégés après avoir été renforcé compte tenu de la fragilité du secteur et de la récurrence des attaques qu’il avait subies.

« Nous en tirerons toutes les conséquences », avait assuré le chef suprême des Armées, louant la bravoure des soldats dont beaucoup sont morts les armes à la main. Rappelons que le président Ibrahim Boubacar Keïta a annulé deux déplacements à Genève en Suisse et à Lyon en France en raison de ce drame.

Cette réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Défense nationale sera sans doute l’occasion pour le chef suprême des Armées et les autorités militaires de faire un diagnostic rigoureux de la situation sécuritaire des Régions de Mopti et Ségou en proie à une insécurité sans précèdent et de déterminer de nouvelles mesures à mettre en œuvre pour le retour de la sécurité dans ces parties de notre pays.

Dieudonné DIAMA

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