Décès de Jacques Chirac : Les hommages du chef de l’État

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Suite au décès de l’ancien président français, Jacques Chirac, l’ambassade de France au Mali a ouvert un livre de condoléances. Hier, dans l’après-midi, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, s’est rendu dans la résidence de l’ambassadeur Joël Meyer, pour témoigner des qualités du grand homme d’Etat auquel le monde entier a rendu hommage hier pour sa sagesse et son amour de son prochain. La France a accueilli hier pas moins de 80 personnalités venues saluer la mémoire de Jacques Chirac. Parmi ces invités de marque, on notait la présence de l’ancien président du Mali Amadou Toumani Touré, de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, de l’ancien président américain Bill Clinton, du président russe Vladimir Poutine.

Dès l’annonce de la disparition de Jacques Chirac, les hommages ont fusé des quatre coins de la planète, traduisant la popularité et l’estime dont jouissait cet homme qui a marqué son temps dans la vie politique française. Parmi le concert des hommages, les voix des Africains ne se sont pas faités attendre. Car Jacques Chirac était très connu et estimé sur notre continent.

Depuis New-York, où il participait à l’assemblée générale des Nations unies, le président de la République avait adressé un message de condoléances au peuple français. De retour au pays, Ibrahim Boubacar Keïta a tenu à sacrifier au rituel de la signature du livre de condoléances. Une autre façon pour lui d’exprimer sa sympathie à nos amis français, en ce jour de deuil. Il était un peu moins de 15 heures, quand le président Ibrahim Boubacar Keïta a fait son entrée dans la résidence de l’ambassadeur de France. Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, et deux membres du gouvernement étaient déjà sur place. En leur présence, le chef d’Etat a écrit ces mots : « Le président Jacques Chirac fut un homme qui a aimé l’Homme, qu’il fut d’Océanie, des Amériques, d’Asie ou d’Afrique, peu lui importait. L’homme était estimé en ce qu’il était.

A ce titre, on peut dire, sans grandiloquence, qu’il fut un Homme Arc-en-ciel. Homme parmi les Hommes, jusqu’à sa fin humaine. Un Homme de bien au sens classique, vient de nous quitter. Adieu à l’Ami, au président qui a su rester peuple en son Palais ! » Des lignes qui en disent long sur l’estime que vouait le président Keïta à Jacques Chirac, un « homme de bien qui a œuvré à resserrer la relation entre la France et nos pays ». Effectuer le déplacement pour venir signer ce livre de condoléances était donc pour le chef de l’Etat un devoir « d’amitié et de souvenir », tant Jacques Chirac a toujours su «dans la droite ligne de ses prédécesseurs, faire en sorte que les relations franco-africaines soient du meilleur ton ». Des relations empreintes de beaucoup de considération, de respect et d’attention aux questions de développement et de sécurité. « On le voit aujourd’hui, ce sont les grandes préoccupations. Donc, nous ne pouvons pas ne pas penser à lui avec regret et inquiétude…», a confié le chef de l’Etat.
Mort à l’âge de 86 ans, jeudi dernier, l’ancien président français Jacques Chirac était bien plus qu’un ami pour le Mali : il était un « Hogon » (stade suprême de la sagesse chez les Dogons). Titre qui lui a été attribué au cours de son séjour dans notre pays en 2003 à l’invitation du président de la République de l’époque Amadou Toumani Touré.

Issa Dembélé

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