Ebola en RDC : l’OMS se félicite de l’autorisation conditionnelle du premier vaccin Ebola au monde

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Un membre de l’OMS vaccine un homme contre le virus Ebola dans le village de Bosolo, en RDC

Le nombre de cas confirmés du virus d’Ebola a été relativement faible ces dernières semaines, avec 15 nouveaux cas confirmés signalés dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), pendant la semaine du 7 au 13 octobre

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces signes encourageants sont toutefois contrebalancés par une augmentation marquée de l’incidence des cas dans l’aire de santé de la mine de Biakato, dans la zone sanitaire de Mandima.

Depuis le début de cette épidémie meurtrière en août 2018, le cumul des cas d’Ebola est de 3.227, dont 3.113 confirmés et 114 probables. Au total, 2.154 décès ont été comptabilisés selon les statistiques actualisées le 15 octobre par les autorités sanitaires congolaises et l’OMS. Sur ce total des cas confirmés et probables, plus de la moitié (1.811) étaient des femmes, les enfants de moins de 18 ans représentant un tiers (918) alors que 5% (162 cas) étaient des agents de santé.

En outre, au cours des 21 derniers jours (du 25 septembre au 15 octobre), un total de 50 cas confirmés ont été signalés dans dix zones sanitaires, dont les deux tiers ont été répertoriés dans la zone sanitaire de la mine de Biakato.

C’est dans ce contexte que le Directeur général de l’OMS a convoqué de nouveau, ce vendredi à midi à Genève, le Comité d’urgence en vertu du Règlement sanitaire international (RSI), car trois mois se sont écoulés depuis la déclaration de l’urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) le 17 juillet.

A l’issue de cette réunion, il a été décidé de maintenir l’actuelle épidémie d’Ebola en RDC comme urgence de santé publique de portée internationale, a annoncé l’OMS.

Sur le terrain, les équipes de l’OMS ont constaté que les problèmes d’accès et de sécurité ont une incidence sur la recherche des cas et les enquêtes, la recherche des contacts, les enterrements sûrs et dignes, la décontamination des résidences touchées et les cercles de vaccination dans certaines parties de la zone sanitaire de Mandima.

Cela se reflète dans la diminution de la proportion de cas confirmés inscrits comme contacts (de 57% à 13%) et dans l’augmentation de la proportion de cas de décès à l’extérieur des centres de traitement Ebola ou des centres de transit (de 14% à 27%) la semaine dernière.

« Le nombre relativement faible d’alertes signalées dans les deux zones au cours des 42 derniers jours, soit 32% de moins que le nombre prévu, en témoigne également », a fait valoir l’agence onusienne basée à Genève.

Par ailleurs, l’OMS note que même si la baisse de l’incidence des cas est « encourageante », elle doit être interprétée avec prudence, car la situation demeure fortement tributaire du niveau d’accès et de sécurité dans les collectivités touchées. D’autant que parallèlement à la baisse de l’incidence des cas, les équipes de riposte ont fait état d’un nouveau déplacement des points chauds des milieux urbains vers des collectivités plus rurales et difficiles d’accès, dans une région géographique plus concentrée.

Ces secteurs posent des défis supplémentaires à l’intervention. Il s’agit notamment de la situation de sécurité extrêmement instable, la difficulté d’accès à certaines régions éloignées et une sensibilisation relativement plus faible à Ebola. Cela implique également des retards dans l’engagement avec la collectivité, ce qui entraîne, selon l’OMS, de la méfiance et des malentendus ainsi que la sous-déclaration possible des cas.

ONU/info

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