Fleuve Niger : Les niveaux d’eau sont satisfaisants

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La Commission de gestion des eaux de la retenu de Sélingué et du barrage de Markala a tenue, le semaine dernière sa 10è réunion mensuelle au titre de 2019. Délocalisée à Sélingué, cette réunion ordinaire s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Programme conjoint d’appui à la gestion intégrée des ressources en eau (PCA-GIRE).
La rencontre a été précédée d’une visite guidée du Barrage de Sélingué, dans la Commune de Baya, préfecture de Yanfolila. Toute chose ayant permis à la Commission de s’enquérir du niveau actuel de la retenue du barrage. Il ressort des explications du chef de la centrale, Amadou Coumaré, que la retenue du barrage hydroélectrique de Sélingué est d’une longueur de 80 km sur une superficie de 405 km2. Sa capacité est évaluée à 2 milliards de m3.
Le responsable de la centrale a souligné que la situation générale du barrage est satisfaisante dans l’ensemble. « A ce jour, le plan d’eau de la retenue est à la côte 348,420 mètres. Nous sommes à 50 centimètres du plein qui fait la côte 349 mètres, et ce plan était à la côte 346,910 m au début du mois de septembre à zéro heure », a indiqué Amadou Coumaré. Pour lui, la quantité d’eau et les prévisions sont à même de faire le plein de la retenue. « Nous pouvons nous rassurer par rapport à cette possibilité de remplir la retenue qui est notre réservoir pour produire de l’électricité pendant les mois de la saison sèche », a-t-il ajouté. Précisant que la quantité d’eau reçue cette année est inférieure à celle de l’année dernière, mais supérieure au volume d’eau enregistré en 2017 et en 2016.

En ce qui concerne le Barrage de Sélingué, le chef de la centrale a indiqué que des mesures sont prises par rapport aux délestages pendant les périodes de décrue. « Nous pouvons rassurer les populations sur cet état de fait et la ressource est suffisante pour faire le plein », a-t-il rassuré. Toutefois, précisera-t-il, la production d’électricité dépend de beaucoup de facteurs que « nous ne gérons pas ici à Sélingué. Nous sommes sur un réseau interconnecté avec beaucoup d’autres centrales hydroélectriques et thermiques ».
Après la visite du barrage, la délégation s’est rendue à l’hôtel du Club de la ville, où s’est tenue une réunion d’évaluation, lors de laquelle la Commission a voulu s’assurer de la mise en œuvre des recommandations et des consignes de gestion données en la matière. « Nous nous réjouissons d’avoir constaté que la retenue est très bien gérée par EDM SA et que les consignes de gestion sont respectées », s’est félicité Djoouro Bocoum. Le directeur national adjoint de l’hydraulique, qui a présidé cette séance de travail, a précisé qu’il s’agissait de s’assurer que les lâchers d’eau s’effectuent avec mesure et que la côte 348 qui avait été donnée comme consigne à la date du 30 septembre, a été respectée. «Aussi, les lâchers doivent se poursuivre en fonction des apports du Sankarani et ceux du Niger», a-t-il détaillé.
Pour lui, le barrage joue aussi un rôle important de régulation du régime du fleuve Niger et du Sankarani pendant toutes les saisons. « La cote maximale 337 m à ne pas dépasser en aval a un sens. C’est pour éviter des désagréments sur les périmètres irrigués de Sélingué et éviter d’atteindre la côte d’alerte à Bamako, fixée à 380 m », a argumenté le commandant en second de la direction nationale de l’hydraulique.
Tout en recommandant aux autorités en charge de la gestion du barrage de tout faire pour maintenir le barrage rempli jusqu’au 31 décembre, Djoouro Bocoum a informé que le déstockage commencera à partir de cette date. Le but est, selon lui, de pouvoir soutenir l’étiage, la période des basses eaux. Afin, dira-t-il, de permettre aux offices de faire les cultures de contre saison et assurer la navigation sur le fleuve.

Babba B.
COULIBALY

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