Fonction publique d’État : 884 postes à pourvoir

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Le concours permet de donner une égale chance à tous les candidats

Beaucoup de spécialités sont concernées par ces concours directs de recrutement d’agents dans les différentes catégories (A, B1, B2 et C)

Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko, a animé, hier, un point de presse dans les locaux du département sur le point des préparatifs des concours directs de recrutement dans la fonction publique d’État.
Dans un exposé liminaire, le ministre Dicko a rappelé que les concours directs de recrutement dans la Fonction publique d’État, cette année, ont été ouverts par le communiqué du ministère en charge de la Fonction publique en date du 20 septembre dernier.
Il a évoqué les efforts accomplis pour recruter à travers des concours professionnels, mais aussi ceux entrés à l’École nationale d’administration (ENA) et de la santé. Mais, ces concours ne suffisent pas. Le concours de recrutement dans la Fonction publique d’État permet de combler les vides administratifs, non pris en compte par les autres concours.
Selon le ministre, il y a 884 emplois à pourvoir par concours directs de recrutement dans la Fonction publique, au titre de l’exercice budgétaire 2019.
Il est prévu de recruter 130 nouveaux agents au niveau du secteur de la santé, 169 agents au niveau de l’éducation et 585 postes sont à repartir entre les autres secteurs de l’administration publique.
Au total, 29 514 candidatures ont été enregistrées à la clôture du dépôt de dossiers de candidatures le 24 octobre dernier. Dans ce lot, 21.541 candidatures ont été enregistrées à Bamako, 1.066 à Kayes, et 2.815 postulants ont déposé leurs dossiers à Sikasso. Les 2.078 candidatures à Ségou, 1.259 dossiers à Mopti et 755 à Gao, complètent le tableau.
Il ressort de l’expression des besoins des différents départements ministériels, la nécessité de recruter 7.646 agents, dont 2.633 cadres de la catégorie A, 2.488 agents de la catégorie B2, 1.698 autres de la catégorie B1, et 827 travailleurs de la catégorie C. Mais, compte tenu de l’insuffisance des moyens, seulement 884 postes seront pourvus.
Conformément à la Loi de finances 2019 une enveloppe de 2,300 milliards de Fcfa a été prévue pour faire face à la masse salariale annuelle de ces futurs fonctionnaires, a révélé le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique.
Les épreuves des concours directs de recrutement dans la Fonction publique se dérouleront entre le 30 novembre et le 21 décembre 2019 dans les centres régionaux de concours de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et dans le District de Bamako.
Les concours de recrutement concernent les titulaires du diplôme des catégories A, B2, B1 et C. Ils touchent beaucoup de spécialités : administration générale, art et culture, agriculture, génie rural, eaux et forêts, élevage, industrie et mines, constructions civiles, informatique, services économiques, jeunesse et sports, douanes, information et audiovisuel, statistiques, impôts et santé.
Le ministre a aussi indiqué que le recrutement dans la Fonction publique d’État a pour objet de pourvoir aux vacances d’emplois dans les services publics. Le concours permet de donner une égale chance à tous les candidats en application du principe de l’égalité devant les emplois publics, et de choisir autant que possible les meilleurs fonctionnaires, en vue de relever le niveau quantitatif du personnel de l’administration, a renchéri le conférencier.
La limitation du nombre d’emplois à pourvoir a pour conséquence de recourir aux concours comme moyens de sélection des candidats au recrutement. Malgré, les efforts consentis par le gouvernement, les effectifs à recruter sont nettement inférieurs aux besoins exprimés par les départements ministériels, constatera Oumar Hamadoun Dicko.
Il a conclu que toute formation ne débouche pas nécessairement sur un emploi dans l’administration publique. Comme ce fut le cas par le passé.

Sidi Y. WAGUÉ

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