Formation professionnelle : 1.450 APPRENANTS PASSENT LEURS EXAMENS DE FIN D’APPRENTISSAGE

0
293

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a lancé, hier, au Centre de formation technique et professionnel Guy Bert de Titibougou, les examens de fin d’apprentissage professionnel dual auxquels participent 1.450 apprenants, dont 464 femmes. Maouloud Ben Kattra a, cet effet, ouvert la première enveloppe contenant les sujets des épreuves théoriques de connaissance. C’était en présence du coordinateur du PROCEJ, Drissa Ballo.
L’apprentissage dual est, selon une note technique remise à la presse, une formation systématique initiale à durée déterminée (3 ans) structurée en trois niveaux. Il consiste, à ce titre, à une formation dans les entreprises artisanales qui représente 80 % du temps d’apprentissage et une initiation théorique dans le centre de formation avec une pratique guidée correspondant à 20 % de la durée d’éducation. Ces examens qui ont démarré hier sanctionnent ainsi ce cycle par alternance. Ils concernent les 1.450 apprenants répartis entre 12 localités : Kayes, Kita, Koulikoro, Kati, Fana, Dioïla, Bougouni, Tominian, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. Les examens, eux, se déroulent en même temps au niveau de 52 centres dans ces localités citées. Les instructions ont porté sur 11 filières : construction métallique, coiffure esthétique, froid climatisation, électronique, métallique, menuiserie bois, mécanique engins à deux roues, coupe couture, transformation agroalimentaire et staff/platier. Les bénéficiaires de ces formations, des jeunes déscolarisés du second cycle de l’enseignement fondamental, ont été sélectionnés suite à un appel à candidature qui leur a permis de s’inscrire au niveau des coordinations du FAFPA. Il a été ensuite organisé un test d’entrée ouvrant l’accès à la formation. Les admis à ce contrôle sont répartis entre des maitres d’apprentissage qui sont, eux, fournis par l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali, en collaboration avec la Fédération nationale des artisans. Ainsi, les jeunes suivent la formation auprès de ces maitres sur trois niveaux d’apprentissage par métier. Un test de fin d’apprentissage est organisé au bout de ces trois niveaux. Ainsi, c’est la première cohorte de jeunes ayant épuisé tout ce processus qui passent leurs examens de fin d’apprentissage financés par le Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage à travers le PROCEJ. En raison d’un coût estimatif d’environ 450.000 Fcfa par apprenant sur les trois ans, chaque niveau coûte en moyenne 150.000 Fcfa, révélera le coordinateur du PROCEJ. Il y a aussi que le patron qui reçoit l’apprenant au niveau de son entreprise bénéficie d’un renforcement de capacités techniques et pédagogiques, ajoutera Drissa Ballo, en précisant qu’une partie de l’appui est aussi destinée à l’équipement et à l’amélioration des équipements de l’entreprise artisanale concernée. «A ce niveau, nous payons en moyenne entre 150 et 250 000 Fcfa d’outillages pour le patron. La formation est estimée à 180 000 Fcfa pour le maître d’apprentissage par apprenant. Chaque maître d’apprentissage a l’obligation d’encadrer quatre apprenants», a-t-il détaillé. Pour le ministre Ben Kattra, ces examens permettront à ces jeunes d’être recrutés dans le secteur privé. «Et surtout, nous avons fait la remarque que depuis un certain nombre d’années, ces jeunes ont eu la chance d’être recrutés par des forces de sécurité qui ont besoin d’un certain nombre de qualification», a-t-il dit avant de souligner que l’Etat est en phase de revoir ces textes pour une reconnaissance nationale de l’attestation sanctionnant cet apprentissage. Une bonne manière d’augmenter leur chance sur le marché du travail.
Cheick M. TRAORÉ

Laisser une réponse

P