Le président Keïta à New York : Intense activité diplomatique

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                                                             Le chef de l’Etat à l’ouverture des travaux sur le climat
En prélude à l’assemblée générale des Nations unies, Ibrahim Boubacar Keïta a participé hier à plusieurs rencontres de haut niveau comme le lancement de l’Alliance pour les forêts tropicales et la réunion sur la couverture sanitaire universelle

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, accompagné de son épouse, Mme Keïta Aminata Maïga, et de plusieurs ministres, est arrivé dimanche soir à New York où se tient la 74e session de l’assemblée générale des Nations unies. Comme les années précédentes, l’agenda du chef de l’Etat est très chargé dans la grande ville cosmopolite américaine. Hier au siège emblématique des Nations unies, sis sur la première avenue, la journée a débuté par le lancement de l’Alliance pour les forêts tropicales, une réunion de haut niveau initiée par le président français Emmanuel Macron et qui a vu la participation de plusieurs autres chefs d’Etat dont la chancelière allemande, Angela Merkel et du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

Poumon vert de notre planète, la forêt amazonienne joue un rôle central dans la stabilisation du climat grâce à sa capacité d’adaptation et de stockage du CO2. Elle représente en surface 50% des forêts tropicales mondiales et abrite plus de la moitié des espèces animales et végétales terrestres. Sa destruction progressive ainsi que la dégradation des autres forêts tropicales en Afrique ou en Asie est un problème majeur à l’échelle mondiale et nécessite une réponse globale.

Cette réunion de haut à laquelle ont aussi participé des acteurs de terrain (ONG, entreprises, représentants des peuples autochtones), a pour objectif de débloquer des financements additionnels et de définir une feuille de route opérationnelle pour la préservation des forêts tropicales, en particulier l’Amazonie.

L’initiative a ainsi permis de traiter des principaux enjeux de préservation des forêts tropicales dans le monde, avec un accent particulier sur la reforestation des territoires dévastés par les incendies. La réunion avait également pour but de poursuivre la mobilisation internationale initiée lors du G7 de Biarritz et d’incarner une démarche inclusive associant les Etats concernés, les grands donateurs et la société civile, dans le respect de la mise en œuvre de l’Accord de Paris et dans la perspective d’une prochaine rencontre en marge de la COP25 au Chili à la fin de l’année.

COUVERTURE SANITAIRE– La journée marathon a continué avec la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle organisée par l’assemblée générale des Nations unies. Le chef de l’Etat y a participé avec le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Sidibé. La couverture sanitaire universelle signifie que chacun puisse avoir accès, au moment et à l’endroit où il en a besoin, aux services de santé, dont il a besoin sans être confronté à des difficultés financières. Fortement ancrée dans les soins de santé primaires, elle est l’une des grandes priorités de l’OMS qui travaille avec les États membres, ses partenaires et d’autres acteurs clés pour aider les pays du monde entier à parvenir plus rapidement à la couverture sanitaire universelle.

La réunion d’hier visait à obtenir des engagements financiers et politiques des pays et à soutenir les investissements dans le domaine de la santé. Elle s’attachait également à accélérer les progrès en direction de la couverture sanitaire universelle, y compris l’accès aux services de santé essentiels, tels qu’une une main-d’œuvre qualifiée, la protection contre les risques financiers et l’accès pour tous à des médicaments et vaccins sûrs, efficaces, de qualité et abordables. La réunion a abouti à une déclaration politique sur la couverture sanitaire universelle, négociée par les États membres et approuvée par les chefs d’État et de gouvernement. Le chef de l’Etat a participé également à la réunion de l’appel mondial pour la tolérance religieuse tenue à l’initiative du président américain, Donald Trump. Il a aussi participé au déjeuner organisé par la chancelière allemande, Angela Merkel.

Aujourd’hui, 24 septembre 2019, c’est l’ouverture officielle du débat général de la 74è session de l’assemblée générale de l’ONU en présence des dirigeants du monde entier. “Dynamiser les efforts multilatéraux pour l’éradication de la pauvreté, l’éducation de qualité, l’action contre le changement climatique et l’inclusion”, tel est le thème choisi cette année.

La cérémonie d’ouverture sera marquée par les discours du président de la 74è session de l’assemblée générale, Tijjani Muhammad-Bande et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Ensuite, les chefs d’Etat ou chefs de délégation vont se succéder à la tribune pour faire leur déclaration solennelle. Selon le programme, notre président interviendra ce mercredi dans l’après-midi. La journée d’aujourd’hui sera bouclée par une réception offerte par le président américain à ses homologues ayant fait le déplacement à New York.

Une réunion de haut niveau est prévue mercredi sur le Mali et le Sahel, avant le discours du président de la République à la tribune des Nations unies. Le lendemain, il y a aussi une réunion de haut niveau sur la consolidation de la paix au Burkina Faso ; une autre de haut niveau sur le développement durable (FPHN) des Nations unies, un dialogue de haut niveau sur le financement du développement (FdD), ainsi qu’une réunion de haut niveau sur l’élimination des armes nucléaires.

Le vendredi 27 septembre, l’assemblée générale des Nations unies tiendra une réunion de haut niveau consacrée à l’examen des progrès accomplis dans le traitement des priorités des petits États insulaires en développement grâce à la mise en œuvre du processus des modes d’action accélérés pour les PEID. Plusieurs rencontres bilatérales sont également dans l’agenda new-yorkais du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Envoyé spécial
Madiba KEITA

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