Les concertations ont eu lieu dans 605 communes

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C’est un exercice inédit auquel les Maliens sont appelés à s’approprier

Les facilitateurs du Dialogue national inclusif étaient face à la presse hier dans la salle de réunion des services du Médiateur de la République. Baba Akhib Haïdara, Ousmane Issoufi Maïga et Aminata Dramane Traoré ont fait le point du processus après l’atelier de validation des termes de référence (TDR) et les concertations au niveau des communes avant de lancer le portail web du dialogue (dialoguenational.ml).
D’entrée de jeu, Baba Akhib Haïdara a fait remarquer que depuis la dernière conférence de presse, beaucoup de choses se sont passées, entre autres, la tenue de l’atelier de validation des termes de référence du dialogue les 14, 15 et 16 septembre derniers. Selon lui, l’atelier a été bien suivi par la très grande majorité des forces vives du pays. Mieux, dira-t-il, ces travaux ont été l’occasion pour les uns et les autres de s’exprimer et de se rendre compte que dans ce grand processus de dialogue, il n’y avait pas de sujet tabou et que les seules contraintes et limites qui restent toujours valables sont la Constitution et ce qui en découle. Par conséquent, a-t-il souligné, tous les problèmes que les uns et les autres estiment être à la base des crises et difficultés que le pays traverse pouvaient être abordés dans le seul respect mutuel et la courtoisie démocratique et républicaine.
D’après lui, les travaux ont été libres avec la participation des acteurs de la majorité, de l’opposition, de la société civile ou d’autres organismes comme les organisations professionnelles. Après l’adoption des termes de référence et du règlement intérieur joint, Baba Akhib Haïdara dira que les facilitateurs ont eu comme tâche de finaliser la prise en compte des observations, remarques et contributions approuvées par l’atelier. Et après, ces textes validés ont été envoyés à tous les acteurs avant que le calendrier ne soit établi pour commencer le dialogue dans les communes.

605 COMMUNES – M. Haïdara a rappelé que conformément aux textes, le dialogue devrait commencer par la phase communale, signalant qu’elle s’est déroulée il y a une semaine. Mais bien avant, a-t-il précisé, les facilitateurs avaient reçu du ministère de l’Administration territoriale, la liste complète des communes où il était possible de tenir les concertations du dialogue. De ces informations, il ressort que sur les 703 communes du Mali, il était possible de tenir les concertations dans 611. Au niveau de la centaine de communes manquantes, c’était impossible pour des raisons de sécurité, a indiqué le Médiateur de la République. Partis donc sur la base de ces informations, les facilitateurs se rendront compte au moment du lancement du dialogue décentralisé que sur les 611 communes, certaines ne seraient pas disponibles. Finalement, les concertations se sont déroulées dans toutes les Régions du Mali dans 605 communes. à ce jour, soulignera Baba Akhib Haïdara, les rapports, les synthèses et les recommandations de cette phase des communes sont en train d’être acheminés au niveau du comité d’organisation.
Pour sa part, Ousmane Issoufi Maïga dira que c’est après avoir écouté l’ensemble des partis et regroupement politiques, associations, personnalités qu’ils se sont mis au travail en rédigeant les termes de référence, tout en tenant compte des observations et suggestions des uns et des autres. Selon lui, ils étaient allés avec quatre thématiques pour la validation des TDR, mais l’atelier les a modifiés et approfondis pour en arriver à six.

Pour l’ancien Premier ministre, c’est un travail endogène car tout a été fait par les Maliens et cela continuera ainsi. Il a estimé que c’est un exercice inédit que les Maliens s’approprient et les résolutions pertinentes qui en sortiront seront traduites pour montrer la vision du Mali de demain et d’aujourd’hui à court, moyen et long termes. Pour lui, tous les problèmes ne peuvent pas être résolus en même temps et au même moment, mais il s’agit de les intégrer dans un processus qui permette de régler ceux qui sont urgents, entre autres, la sécurité, la paix et la cohésion qui constituent le préalable à toutes les questions.
De son côté, Aminata Dramane Traoré a souligné des avancées, car, pour elle, beaucoup de malentendus ont été dissipés. D’après elle, une bonne partie de l’opposition accepte de se joindre au processus de dialogue et c’est l’occasion de crever les abcès. « Nous avons un Mali à reconstruire sur des bases saines », a-t-elle rappelé, ajoutant que les Maliens veulent se prononcer sur tous les problèmes auxquels le pays est confronté et il est temps d’entrer dans les débats.
A noter qu’hier, une autre phase du dialogue a débuté : celle des cercles et communes du district de Bamako.

Dieudonné DIAMA

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