Régulation des outils de télécommunication : L’AMRTP VEILLE À LA QUALITÉ DES ÉQUIPEMENTS

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L’autorité de régulation privilégie la sécurité des consommateurs des services de télécommunications
«La prolifération des équipements contrefaits : Quel impact pour les consommateurs», tel était le thème du premier forum 2019 AMRTP/Associations des consommateurs. Organisé par l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes, cet espace de discussions et d’échanges avec les consommateurs, a eu lieu vendredi dernier à l’hôtel Millénium. C’était sous la présidence du secrétaire général du ministère de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte parole du gouvernement, Cheick Oumar Maïga, en présence du président de l’AMRTP, Cheick Sidi Mohamed Nimaga et de la représentante de l’Association des consommateurs du Mali, Bintou Tangara.
Ce thème transversal qui est d’une importance capitale, intéresse tous les acteurs du secteur : équipementiers, installateurs, opérateurs et consommateurs. La prolifération des outils contrefaits impactent négativement la qualité des services fournis, mais aussi et surtout la santé des consommateurs et le cadre de vie des populations. La propagation des téléphones mobiles représente un enjeu majeur pour les utilisateurs, les fabricants, les gouvernements à l’échelle mondiale, ainsi que pour l’innovation, l’investissement et la croissance économique. Leurs effets négatifs sur la santé peuvent, selon les experts, se traduire par l’exposition de l’utilisateur à des produits dangereux contenus dans l’appareil, à des débits d’absorption spécifique (DAS) très élevés et aux explosions de batteries.
Le secrétaire général du ministère en charge de la Communication a affirmé que le développement et la transversalité du secteur sont sans pareil. En perpétuelle évolution, il est sans doute celui du plus grand nombre d’utilisateurs de service. Services qui, de plus en plus variés, vont de la simple téléphonie à ce qu’on appelle aujourd’hui le monde numérique. Pour Cheick Oumar Maïga, aucun domaine ne peut alors se passer, aujourd’hui, de l’utilisation des Tic, voire du téléphone mobile. Cette multiplication du mobile, selon lui, n’est pas sans conséquence sur la sécurité mondiale. Elle devient un marché profitable qui attire de nouveaux fabricants et vendeurs sortant du système normatif mis en place et qui nécessite, selon lui, plus d’attention, de veille et de contrôle de la part de l’Etat.
A ce propos, le président de l’AMRTP avait, dans son mot introductif, expliqué que le cadre juridique du secteur des télécommunications et des Tic en place dans notre pays, réserve une place importante aux équipements terminaux en général, à ceux qui se connectent à un réseau ouvert au public, en particulier. «La commercialisation, la vente, la fourniture, l’installation et l’entretien desdits équipements, sont conditionnés à l’obtention d’un agrément délivré par l’AMRTP», avait précisé Cheick Sidi Mohamed Nimaga. Ainsi, pour mieux cadrer le secteur, l’AMRTP dispose d’un pouvoir de contrôle des équipements terminaux radioélectriques qu’ils soient connectés ou pas à un réseau ouvert au public. Toutefois, avec l’expansion du téléphone mobile, il est devenu impératif, selon Cheick Sidi Mohamed Nimaga de veiller au contrôle des terminaux mis à la disposition des consommateurs, dont le nombre ne cesse de croître d’année en année. Ils sont estimés à des millions d’utilisateurs connectés par jour.
Ainsi, face à la situation sécuritaire du pays, le président de l’AMRTP a noté, avec gravité, que les terminaux de contrefaçon, dont l’identité internationale d’équipement mobile (IMEI) n’est pas valide, comportent un danger pour la sécurité publique, s’ils sont utilisés dans le cadre d’activités criminelles et de terrorisme. Cela, dans la mesure, où, il n’est pas facile de les identifier, ni de les bloquer. En dépit de ce risque, Cheick Sidi Mohamed Nimaga a assuré que l’AMRTP, en tant que régulateur du secteur, jouera sa partition dans la protection des populations, notamment des consommateurs. Pour ce faire, l’Autorité, a-t-il affirmé, s’est engagée à renforcer le contrôle des équipements radioélectriques sur le terrain, qu’ils soient ou non à un réseau ouvert au public.
Abdoul Karim
COULIBALY

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