Sécurisation de l’élection présidentielle : LE DISPOSITIF ÉVALUÉ ET RÉADAPTÉ POUR LE SECOND TOUR

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Après un premier tour quelque peu entaché par l’insécurité, le plan de sécurisation des élections a été évalué et réadapté pour mieux sécuriser les électeurs et le matériel électoral lors du second tour qui aura lieu le dimanche prochain. L’exercice a réuni, le samedi dernier au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, plusieurs experts autour du Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga, notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tièna Coulibaly ainsi que la hiérarchie militaire.
Lors du premier tour, le vote n’a pas pu avoir lieu dans 716 bureaux de vote, malgré les moyens conséquents déployés sur l’ensemble du territoire. Les Régions de Tombouctou, de Mopti, de Gao et de Ségou ont connu des perturbations, dues notamment à «l’impraticabilité de certaines zones, aux menaces proférées contre les populations et aux attaques des bureaux de vote, avec enlèvement de matériels», a énuméré Soumeylou Boubèye Maïga. «Nous allons réadapter notre dispositif de manière à pouvoir contenir éventuellement ces actions-là», a-t-il confié à la presse, conscient que «ceux qui veulent empêcher les populations de voter, ne vont pas rester inactifs».
Le chef du gouvernement a aussi mis l’accent sur la complexité de la tâche, en faisant remarquer que « les théâtres couvrent plus de 900 000 km2». L’effort de sécurisation du scrutin du 12 août prochain inclura également les candidats retenus. Ils seront, selon Soumeylou Boubèye Maïga, contactés par l’Administration territoriale en vue de dégager des mesures permettant aux populations d’aller voter, notamment «dans les zones où il y a l’impraticabilité».
Le Premier ministre a salué le travail remarquable des forces armées et de sécurité, avant de les inviter à redoubler d’ardeur et de vigilance. Il a également mis l’accent sur l’implication utile des mouvements signataires et non signataires de l’accord de paix dans le processus de sécurisation des opérations électorales.
Plus de 30 000 agents (policiers, gendarmes, gardes, militaires) ont été mobilisés pour la sécurisation du scrutin du 29 juillet. Cet effectif, a assuré le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, sera revu à la hausse. Les patrouilles terrestres et aériennes seront également intensifiées. De quoi rassurer les électeurs sur l’ensemble su territoire.
Issa DEMBÉLÉ

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