Sécurité numérique : La nécessaire mutualisation des connaissances

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Face aux menaces, il importe d’avoir une approche globale, multisectorielle et transversale

La troisième révolution industrielle, celle des Technologies de l’information et de la communication (TIC), a bouleversé les habitudes et les aptitudes, en mettant à disposition des services que l’on croyait jusque-là impossibles à réaliser. Et comme toute évolution, la révolution numérique a aussi ses effets néfastes, conséquences des mauvais usages que les gens en font. Face à ces menaces, il devient indispensable d’avoir une approche globale, multisectorielle et transversale. En la matière, la sensibilisation et la mise en relation des différents acteurs semblent être les premières étapes à franchir.
C’est dans cette optique que la société informatique, ABT Conseil SAS a initié les assises de la sécurité numérique. Ces travaux qui regroupent « une centaine de décideurs nationaux et d’acteurs majeurs » du domaine, se tiennent depuis hier dans un hôtel de la place.
L’ouverture des sessions a été présidée par le directeur général de la société informatique ABT Conseil SAS, Abdoulaye Touré, en même temps président du Comité d’organisation de l’événement. C’était en présence du directeur général de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD), Ismaëla Togola.
Au cours de ces assises de deux jours sur la sécurité numérique, les experts vont partager leurs expériences et les bonnes pratiques existantes en la matière avec les représentants des structures de sécurité, des services informatiques des entreprises publiques et privées, et autres acteurs du domaine numérique. Le but étant de leur permettre de mieux se protéger contre les attaques numériques qui sont de plus en plus légions. Pour ce faire, ces spécialistes aborderont des thèmes relatifs à la cybercriminalité, la cyber-sécurité, la protection des données, la gestion des risques. Ils seront aussi informés et sensibilisés aux impacts de la 5G à venir.

Intervenant à l’ouverture de la rencontre, le président du Comité d’organisation a précisé : «l’objectif de cette initiative est de montrer les risques que nous encourrons à utiliser les outils numériques. Il s’agit de permettre aux parties prenantes de l’économie numérique, de la cyber-sécurité en général, de se protéger et d’avoir les connaissances nécessaires pour utiliser le numérique».
Selon cet expert en informatique, l’intérêt pour les structures participantes sera de s’imprégner de ce qui se fait ailleurs, à travers les exposés d’experts internationaux qui ont effectué le déplacement pour partager leur vécu avec l’assistance. «Nous allons échanger et essayer de réfléchir comment travailler ensemble pour améliorer l’existant et prévenir les nouvelles menaces. La situation sécuritaire actuelle du pays impose la nécessité d’aller de l’avant», a indiqué Abdoulaye Touré, ajoutant que l’objectif recherché est de pouvoir travailler ensemble dans la durée. La sécurité n’est pas une question momentanée, c’est une amélioration continue, a-t-il soutenu.
Les assises offrent aussi l’opportunité de recueillir les préoccupations des différents participants en matière de sécurité numérique. Elles apporteront, grâce au soutien des structures spécialisées, des solutions adaptées et appropriées aux problématiques qui seront posées par les séminaristes.
Diakaridia Ongoïba, directeur général de la société informatique Africa Digital, participe à cette rencontre. Interrogé, l’expert reconnaît que ses départements ont besoin de ces expériences numérique pour renforcer leur niveau de sécurité. Pour lui, aujourd’hui, la guerre est physique mais, elle est aussi numérique. «Celui qui détient la position de l’ennemi ou plus d’informations est potentiellement le vainqueur», souligne-t-il. C’est pourquoi, ces genres d’initiatives sont, selon lui, à encourager et à élargir à d’autres secteurs d’activités.

Babba B.
COULIBALY

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