Mag’Culture, Pratiques esclavagistes: vérités d’hier à aujourd’hui

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Dr Ibrahim MAÏGA

Longtemps contenue de façon pudique, la résurgence des faits relatifs à l’esclavage dans la Région de Kayes, vient titiller et hanter les vertus d’une République assoupie. A l’amnésie sélective fait face désormais une véritable communication sur l’esclavage. Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est la vigueur et la mise en scène de l’éclairage qui nous vient de Kayes. Cette actualité-là ne peut plus être évacuée, de façon lapidaire à partir du moment, où les faits sont d’une grande prégnance : bannissement, brimades, bastonnades, déplacements massifs de certaines populations dans leur propre pays…

La problématique en elle-même n’est pas nouvelle. Elle est même suffisamment documentée dans la tradition orale, notre grande bibliothèque ; dans les écrits des voyageurs arabes qui ont arpenté le bilad-es-Soudan, depuis le 13è siècle ; dans les rapports des administrateurs coloniaux et dans certaines thèses universitaires. En 1905, déjà la pratique a été abolie dans tout le Soudan, par un décret fédéral. Mais, le fait social existe toujours.
L’Afrique a connu trois grandes traites des êtres humains : la « traite intra-africaine », « la traite transsaharienne », au contact des Arabes et la « traite transatlantique », au contact des Européens. Les blessures causées par ces commerces sont encore béantes dans le subconscient des peuples qui en ont été victimes. Les traites ont structuré des rapports économiques, sociaux et politiques.
Pour ce qui est du Soudan-Mali, les marchés célèbres où acheteurs et vendeurs d’esclaves pouvaient conférer sont connus : Matomo, San, Sansanding, dans l’actuelle Région de Ségou, Dienné, Sofara, Dia, Bandiagara, dans la Région de Mopti ; Banamba, Kiban, Touba, Goumbou, dans la Région de Koulikoro, Garboye Nia Hou à Tombouctou, Tondi Ti hio, à Gao, Bamako, Sikasso, et Médine dans la Région de Kayes… Du fort de Médine sont partis pour les Antilles beaucoup de nos compatriotes, ce qui est attesté par les documents tenus par les négriers. A la faveur des test génétiques, nos frères des Antilles et d’ailleurs reviendront aux sources, après le flux, le reflux !
Les sociétés africaines sont fortement hiérarchisées avec au sommet les nobles, au milieu les hommes de castes et les marabouts, au bas de l’échelle les esclaves. La réalité est beaucoup plus complexe au sein de chacune de ces groupes sociaux qui vivent en commun sans partager les mêmes valeurs : les nobles se marient entre eux, les hommes de castes entre eux et les esclaves entre eux. Dans certains cas, ils n’habitent même pas les mêmes villages et ne peuvent pas cultiver les mêmes terres. Comment devient-on esclave ? Généralement, un esclave est un guerrier, un héros vaincu et capturé au cours d’une invasion. C’est un captif. Dès lors, il peut être lié à la couronne du vainqueur tout comme il peut être vendu. Dans ce cas, les enfants de l’esclave sont aussi des esclaves.
Le droit islamique dispose de toute une théorie sur l’esclave et les biens de l’esclave. L’accroissement de la population initiale maintient et reproduit le système. Tel est manifestement le cas au Mali, particulièrement dans le Nord et dans la Région de Kayes. Bocar Ndiaye (Les castes au Mali,1970), Bocar Cissé (Instituteur des Sables, 2014) Mahjemout Diop (Histoire des classes sociales en Afrique de l’Ouest, 1972), avec des approches différentes, mais complémentaires ont caractérisé cet état de fait dans les sociétés du Soudan occidental.

Youssouf Tata Cissé

Bannir la razzia
Historiquement, la zone actuellement en ébullition correspond, pour une grande partie, à la confluence des berceaux de deux grands empires : le Ghana et le Mandé. L’épopée la plus présente est celle du Mandé à travers les figures de Soumangourou Kanté et Soundjata Keïta dans une série de batailles remportées par le second. Mais bien plus qu’une simple adversité politique, l’affrontement entre Soumangourou et Soundjata revêtait une dimension sociale, avec au centre la résolution de l’épineuse question de l’esclavage. Les péripéties de cette lutte nous ont été contées par l’ethnologue Youssouf Tata Cissé et Wa Kamissoko, le grand griot de Kirina. Soundjata, sortit vainqueur de la bataille en 1235, fit adopter par les chasseurs et les soldats qui l’ont appuyé, une charte, véritable déclaration des droits de l’Homme (voir l’article sur Kurukan Fuga). Ce texte, transmise oralement, est connue aujourd’hui sous la forme d’un texte présenté comme « la Charte du Mandé ». En l’article 5 de cette « entente », on peut lire que : « Les chasseurs déclarent : la faim n’est pas une bonne chose. L’esclavage n’est pas une bonne chose. Il n’y a pas pire calamité que ces choses-là. » Ils ajoutent : « Dans ce bas-monde, tant que nous détiendrons le carquois et l’arc, la faim ne tuera plus personne au Mandé. Si d’aventure la famine venait à sévir, la guerre ne détruira plus jamais de village au Mandé, pour y prélever des esclaves. C’est dire que nul ne placera désormais le mors dans la bouche de son semblable pour aller le vendre. Personne ne sera non plus battu, a fortiori mis à mort, parce qu’il est fils d’esclave. »
L’article 6 de cette charte précise : « Les chasseurs déclarent : l’essence de l’esclavage est éteinte ce jour, « d’un mur à l’autre » du Mandé. La razzia est bannie à compter de ce jour au Mandé. Les tourments nés de ces horreurs sont finis à partir de ce jour au Mandé. Quelle épreuve que le tourment ! Surtout lorsque l’opprimé ne dispose d’aucun recours. Quelle déchéance que l’esclavage ! L’esclave ne jouit d’aucune considération, nulle part dans le monde ».
L’article 7 s’adresse au monde libre ainsi : « Les gens d’autrefois nous disent : l’homme en tant qu’individu, fait d’os et de chair, de moelle et de nerfs, de peau et de poils qui la recouvrent, se nourrit d’aliments et de boissons. Mais son « âme », son esprit vit de trois choses : voir ce qu’il a envie de voir, dire ce qu’il a envie de dire, et faire ce qu’il a envie de faire. Si une seule de ces choses venait à manquer à l’âme, elle en souffrirait, et s’étiolerait sûrement. En conséquence, les chasseurs déclarent : chacun dispose désormais de sa personne. Chacun est libre de ses actes, dans le respect des « interdits », des lois de la Patrie. Tel est le serment du Mandé, à l’adresse des oreilles du monde entier ».
Nous sommes en 1235. Mais, ici comme ailleurs, les choses ne sont pas si simples. Il faut faire la genèse des faits. C’est encore Youssouf Tata Cissé qui donne les clés. En septembre 2010, il a été interviewé par Claire Gueny sur le sujet. (Mémoires croisées, La Mémoire source de lien social, 2014) Pour le chercheur, l’histoire de l’esclavage, prend date avec la conversion du roi Baramandama à l’islam, vers 1200. Cette période coïncide aussi avec une sècheresse épouvantable. L’islam, rapporte le chercheur, a généré l’intolérance dans le pays et les non musulmans sont devenus des proies et le Mandé tout entier est devenu « le champ de capture par excellence des esclaves ». L’arrivée des Maures, présentés comme des marabouts, va bouleverser la structure sociale. « Auparavant, explique Youssouf Tata Cissé, le prisonnier de guerre, djòn ou esclave, devait, pour payer son crime, travailler au profit des veuves, enfants et parents de ceux morts par sa faute à la guerre. Les descendants de tels prisonniers ne pouvaient être ni battus, ni humiliés, a fortiori vendus ou mis à mort. Cet état de servage communément appelé « esclavage domestique », constituait la réparation institutionnalisée en pays mandingue ».

Eteindre l’esclavage
Ce sont donc les Maures qui ont renversé le monde des Malinkés en instaurant « l’esclavage rouge », « l’esclavage inhumain ».

Youssouf Tata Cissé explique que « c’est pour mettre fin à ce crime odieux devenu un fait banal avec l’expansion de l’islam, que les chasseurs et les tenants de la religion traditionnelle vont se mobiliser pour l’abolir ». « Avant eux, précise l’ethnologue, Soumangourou Kanté, né au Mandé, de la caste des forgerons du Sosso, voyant les caravanes d’esclaves enchaînés remontant vers les pays arabes, alla trouver les nobles malinkés qui étaient tous des esclavagistes invétérés pour le suivre dans son combat pour l’abolition de l’esclavage ». Cette démarche de Soumangourou ne reçut pas l’adhésion des nobles du Mandé. Ces derniers refusèrent de « s’associer à un forgeron », « un homme de peu de valeur ».
Courroucé, Soumangourou devint lui-même le plus grand esclavagiste que le Mandé ait jamais connu. Youssouf Tata Cissé, soutient que « Soumangourou revint du Nord avec une très grande cavalerie –jusque-là inconnue des Malinkés- et détruisit les plus grandes métropoles de ce pays, dont Sòbè, Bali, Niani-Kouroula, Dakadjalan et surtout Karatabougou, la Cité aux soixante quartiers fortifiés, patrie de son neveu Fakoly Doumbia, le général en chef de ses armées ». Devant ce désastre, continue l’ethnologue, Soundjata Keïta s’indignât doublement. De son exil, il voyait les esclaves, dont beaucoup de Malinké entre les mains des Berbères, des Maures et des Soninké musulmans pour aller vers le Maroc, en Libye et en Egypte. A cette humiliation s’est ajoutée la chape de plomb brandie par Soumangourou sur les malinkés. Ces deux mobiles expliquent que Soundjata ait préparé son retour au Mandé. Eduqué par sa mère aux vertus de la liberté, nous apprend Youssouf Tata Cissé, Soundjata conçoit « d’éteindre l’esclavage jusque dans son essence ; car s’écriait-il souvent, « pour qu’un pays vive et s’ouvre à la prospérité, il doit contenir des hommes, sinon il connaîtra la désolation et la tristesse. L’homme est le joyau de la terre, donc il doit être protégé ». Voilà, comment Soundjata va se mettre en mission en constituant une véritable armée, « la grande armée de libération du Mandé ». On connait la suite, à travers les combats remportés, dans les chants des griots : Kirina, Sibi, Kri, Naréna….

Banamba, un carrefour du commerce
On peut juste constater que Soumangourou venait de Sosso, Boron du côté de Banamba, une place à partir de laquelle il avait pu évaluer le commerce des esclaves, des Malinkés vendus ici et qui prenaient la direction du pays des Maures et des arabes. Banamba était aussi le carrefour du commerce des chevaux. Il y a même une espèce de cheval spécifique à la contrée, connue sous le nom de « cheval de Banamba » ou « Banamba ». Le rôle de cette localité dans la traite intra-africaine est encore de nos jours au centre d’une panoplie de recherches.
Quelques siècles après, Samory Touré va s’illustrer par la rudesse de ses méthodes de conquêtes. Lui-même a dû se constituer prisonnier pour obtenir la libération de sa mère retenue en esclavage. Samory a émergé au moment où les Français pointaient leurs canons, à la conquête de nouveaux débouchés économiques. Contrarié, mais résistant farouche, il va se révéler sous les traits d’un stratège pugnace qui n’a pas fait de quartier à ceux qu’il a considéré comme des traitres à sa cause. Des populations entières se sont déplacées pour fuir son avancée. Il a fait énormément de prisonniers de guerre que ses auxiliaires ont par la suite vendu. Cette période est encore vive dans la région de Kayes où des populations entières savent d’où venaient leurs ancêtres.
Dans la Région de Kayes, l’administration coloniale a laissé des traces. Entre 1895 et 1935, la région a connu des révoltes des esclaves contre les nobles. La prolifération des villages de liberté en atteste. Marie Rodet a publié les résultats d’un travail entrepris sur le sujet dans un article intitulé : « Mémoires de l’esclavage dans la Région de Kayes, histoire d’une disparition » (Jeux de mémoire, N° 197, 2010). L’auteur s’est intéressé à la mémoire locale pour saisir la portée des processus relatifs à l’affranchissement des esclaves dans certains villages. Elle rapporte qu’en 1899, les notables du Cercle de Kayes ont saisi l’administration coloniale d’une plainte contre le village de liberté de Médine. Les notables n’étaient pas contents des incidents liés aux fuites d’esclaves en direction de ce village. Dans la plainte, on lit : « Hamadi Ba de Petit-Kayes s’était présenté au village de liberté de Médine pour y rechercher Nio Taraoré, l’esclave de son frère qui s’était enfuie. Alors qu’il la cherchait dans le village, il fut frappé. Hamadi Ba ne put finalement retrouver Nio car celle-ci avait déjà été envoyée par les habitants du village de liberté dans les collines de Maméri pour y trouver refuge ».
Elara Bertho a réalisé un film documentaire intitulé : « Les Diambourou : esclavage et émancipation à Kayes (Université de Londres, school of oriental and african studies 2014, 23 minutes). Les Diambourou sont des communautés indépendantes d’affranchis. Le court-métrage confirme la portée de Samory Touré dans l’expansion de l’esclavage, à travers guerres, razzias et migrations. La réalisation évoque « les villages de liberté créés par les colonisateurs français pour accueillir les esclaves qui s’échappent de chez leurs maîtres. Ils sont les ancêtres des communautés Diambourou ». Enfin, la dernière partie du film traite du processus d’émancipation sociale et économique de ces communautés, qui se déroula en plusieurs vagues successives, à travers parfois des révoltes contre des tentatives de réimposition de l’esclavage.
Ibrahima Thioub et d’autres chercheurs, dans un ouvrage collectif (La question de l’esclavage en Afrique : Politisation et mobilisations, Politique africaine, N° 140, 2015) ont traité du sujet en mettant l’accent sur la dimension historique de l’esclavage, un sujet qui a fait l’objet d’une autocensure de la part des principaux concernés ; une sorte « d’anesthésie de la réflexion ». Le groupe de chercheurs a examiné « les différentes formes de mobilisations collectives portées récemment par des groupes de descendants d’esclaves concernés majoritairement par les traites intra-africaines et se reconnaissant aujourd’hui comme tels ». Il a également fait « le lien avec la nouvelle littérature sur l’esclavage et celle de la sociologie des mobilisations pour interroger la manière dont le statut de descendant d’esclaves peut constituer aujourd’hui non seulement une matrice réelle d’exclusion, mais aussi un vecteur de lutte contre différentes formes de domination, y compris quand celle-ci relève d’autres dynamiques politiques, notamment de classe, de race, ou de genre ». Une des conclusions de cette étude pluridisciplinaire est que « l’esclavage et le post-esclavage » sont des éléments qui « peuvent coexister dans une même temporalité, dans un rapport dialogique ».
Salah Trabelsi et Olivier Leservoisier vont plus loin. Ils précisent que « l’étude de l’esclavage ne doit pas se focaliser uniquement sur les mobilisations identitaires et politiques et les discours revendicatifs des acteurs […]. Elle doit aussi nous conduire […] à l’indicible, aux non-dits, aux silences de l’histoire de l’esclavage ». (Leservoisier Olivier et Trabelsi Salah (2014) « Expériences singulières et collectives des esclavages et de leurs héritages. De l’intérêt du croisement des échelles d’analyse dans l’étude des processus d’émancipation et de mémoire », in Résistances et mémoires des esclavages. Espaces arabo-musulmans et transatlantiques, éd. par Olivier Leservoisier et Salah Trabelsi, Paris : Karthala)
Les mouvements actuels pour faire connaître les sévices liés à l’esclavage doivent être cernés avec une rigueur qui mette la justice et l’équité au centre des préoccupations. A l’école de la République, on apprend beaucoup sur les traites atlantiques et arabes, mais peu ou rien sur la traite intra-africaine.

«Sarala», le tremplin de la notoriété internationale

Après un quart de siècle d’une carrière déjà très riche, Cheick Tidiane Seck a révélé son génie au grand jour avec un superbe album : «Sarala» ! Une œuvre réalisée en 1995 pour le pianiste Hank Jones, pilier du jazz moderne alors en fin de carrière. Mêlant avec une grande finesse, jazz classique et musique traditionnelle mandingue, «Sarala»  est unanimement salué comme «la plus belle expérience du genre» par la critique.
«Sarala», une mélodie bambara réadaptée de fond en comble aux goûts du jour afro-jazz pour introniser une session placée sous les augures de la rencontre. «C’est comme un conseil de prudence et de respect pour éviter les pièges à celui qui arrive dans un nouvel univers. Cela résume l’esprit de Hank, un musicien qui avait tout connu du jazz, plus de 800 disques au compteur, mais qui arrivait chez nous avec sagesse et humilité», se souvenait Cheick dans un entretien accordé à la presse en juillet 2010.
Un mois et demi plus tôt, l’aîné de la fratrie Jones s’en était allé à 91 ans. Et avec lui, la possibilité de réaliser une suite à ce disque né un peu par hasard avant de devenir, comme par enchantement, un classique dont il parlait régulièrement à Cheick. Les deux amis avaient eu juste le temps de se retrouver enfin dans la complicité scénique en septembre 2009 au festival «Jazz à La Villette» (France).
Même s’il avait pu réaliser son rêve avec cet album, le pianiste n’aura jamais foulé le pays de ses ancêtres. «Tout le monde l’y attendait pourtant depuis des années», se remémorait Cheick Tidiane Seck en référence à l’écho qu’avait connu ce disque au Mali sans jamais pourtant y être officiellement sorti.
«Radio-Mali (ORTM) n’arrêtait pas de le jouer depuis. Cet album est plus connu que moi, guerrier ! Même ceux qui n’y ont pas participé, comme Oumou Sangaré ou Toumani Diabaté, l’ont plébiscité. Ce disque, c’est un miracle, un don du ciel», commente le «Bouddha Noir». La démarche de Hank Jones est imitée plusieurs années plus tard par la chanteuse américaine Dee Dee Bridgewater. Comme son aîné, cette expérience répondait à son souci de retrouver ses origines africaines dans le cadre d’un projet musical. Pour la combler, Cheick Tidiane a réuni pour elle la crème des artistes de la scène malienne pour réaliser le superbe «Red Earth» (terre rouge). Une œuvre qui a naturellement rencontré un succès phénoménal. Après cette époustouflante expérience, Cheick Tidiane est sollicité par le saxophoniste camerounais Manu Dibango et les plus grands de la scène malienne.
En effet, devenu un véritable pivot de la scène malienne contemporaine, il produit et arrange pour Oumou Sangaré, feu Kassé Mady Diabaté, Sory Bamba… Habib Koité, Kanimba Oulé, Mangala Camara, Djélimady Tounkara, Babah Salah, feue Fantani Touré… La liste n’est pas exhaustive. Il se consacre également à la promotion de jeunes talents de la scène métissée comme la franco-camerounaise Sandra Nkaké ou notre compatriote Fatoumata Diawara. C’est dire que Cheick Tidiane Seck demeure toujours ce monstre sacré disponible et ouvert à toutes les collaborations. Et cela d’autant plus que pour la star planétaire, «la musique rime avec énergie, une sorte de nourriture de l’esprit et de l’âme. C’est important pour moi de pouvoir goûter à une multitude de sonorités, de saveurs…». Et qui n’aimerait pas savourer tous les jours un menu riche et varié ?

M.B
Collaborateur extérieur

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