Supplément sport:Boubacar Vieux Traoré : «La finale retour m’a beaucoup marqué»

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Boubacar Vieux Traoré a été l’un des héros du sacre du Stade malien, face au Hafia de Guinée. Non seulement le grand défenseur central des Blancs a participé aux deux confrontations avec les triples champions d’Afrique des clubs, mais il a surtout marqué le troisième but de son équipe qui l’a emporté 3-0 lors de la manche retour. Deux ans plus tard, celui que les supporters appelaient Vieux Djan a pris sa retraite et depuis, l’ancien international n’a plus foulé une pelouse.
«De 1994, date de ma retraite à cette année, je ne me rappelle pas avoir assisté à un match de football, à fortiori chausser les crampons. Je suis complètement déconnecté du monde du football», avoue l’ancien défenseur qui a été titulaire à part entière dans la charnière centrale du Stade malien pendant 11 ans (1983-1994). L’explication est simple : parce que Boubacar Vieux Traoré travaille 7 jours sur 7 et n’a pas le temps de s’intéresser aux activités sportives. Le mercredi 30 octobre, l’ancien international a quand même pu nous recevoir dans son bureau à l’EDM et parler, l’espace d’une demi-heure, de la finale de la coupe UFOA 1994, sans doute le meilleur souvenir de sa carrière sportive. «Depuis le début du tournoi UFOA, on a bien préparé les différentes rencontres. On abordait tous les matches en ayant à l’esprit de les gagner. Tout le monde était motivé à chaque fois qu’il y avait un match. Le début de la campagne a été très difficile pour nous mais ensuite, l’équipe s’est retrouvée et s’est qualifiée en finale», se souvient Vieux Djan. «Pour la finale, le match aller a été un peu difficile, même si nous avons gagné 1-0 en Guinée. Il y avait des joueurs, dont moi-même qui n’étaient pas à leur meilleur niveau.

La veille du match, je suis tombé malade et je n’étais pas sûr de disputer la rencontre. Certains dirigeants dont Yacoubadjan Traoré étaient très inquiets, mais après mon état s’est amélioré et j’ai décidé de jouer. Dieu merci, j’ai pu jouer les 90 minutes de la rencontre sans ressentir quoique ce soit». «Le match a été très facile pour nous, j’ai marqué, je n’oublierai jamais ce sacre contre le Hafia», souligne l’ancien international qui fait partie de la génération des Ousmane Farota, Abdoulaye Traoré, Yatouma Diop, Mamoutou Kané «Mourlé», Moussa Samaké, Mady Diallo, Abdoul Karim Magassouba…
Interrogé sur l’évolution du football malien, le vainqueur de la coupe UFOA 92 dira qu’il y a une grande différence entre le football d’il y a 20 ans et celui d’aujourd’hui. «à notre époque, on jouait surtout par amour pour le football, mais aujourd’hui le football est devenu une industrie et tout est lié à l’argent. Ce que je conseille surtout à nos jeunes footballeurs, complètera Vieux Djan, c’est d’être ambitieux et d’avoir présent à l’esprit que seul le travail paie. Nos jeunes footballeurs doivent s’inspirer de l’exemple de Seydou Keïta et Mahamadou Diarra «Djila» qui ont travaillé dur et qui se sont hissés au niveau des joueurs de classe mondiale».
Âgé aujourd’hui de 58 ans, l’ancien international est marié et père de quatre enfants (deux filles et autant de garçons).

Boubacar THIERO

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